dimanche 16 décembre 2007

Mohammed Dib






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PROCHAINNEMENT
Une analyse de La Grande maison (1952) de
Mohammed Dib


– Un peu de ce que tu manges !
Omar se planta devant Rachid Berri.
Il n’était pas le seul ; un faisceau de mains tendues s’était formé et chacune quémandait sa part. Rachid détacha un petit bout de pain qu’il déposa dans la paume la plus proche.
– Et moi ! Et moi !
Tels sont les premiers mots du volet un de la trilogie Algérie. Nous sommes en 1939, à Tlemcen, dans la cour d’une école. Des mains se tendent vers un bout de pain. La misère crève le milieu du tableau. Un geste d'enfants faméliques qui en dit long. Laquelle ou lequel, de l’imploration et du harcèlement, le caractérise ? Les deux, à n’en pas douter. Il convient de voir là une attitude ambivalente de l’Algérien à certains de ses moments les moins cléments, voire ses tiraillements et sa relégation dans l’insupportable. Mais il faut voir également le prélude d'un monde dont Dib, tout au long de son récit, va sauver une à une de l’oubli les facettes atroces et tranchantes.

A bientôt pour la suite...
Le 12 déc. 2007
Par
Mohamed-Salah Zeliche

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